Test : 6h avec The Last Guardian, un chef d’oeuvre intemporel ?

The Last Guardian est un jeu poétique à souhait :) !
The Last Guardian est un jeu poétique à souhait :) !
Product by:
SuzuKube
Price:
59€

Reviewed by:
Rating:
5
On 11 décembre 2016
Last modified:11 décembre 2016

Summary:

Test réalisé à partir d’une version commerciale, fournie par Sony. Capture d’écran éditeur, vidéos maison.

The Last Guardian… Un jeu attendu depuis 7 ans par certains, quand d’autres, comme moi, ne font que débarquer dans l’aventure et découvrir un jeu que je n’attendais même pas. Meilleur jeu de la décennie pour certains, jeux overhypé moyen pour d’autre, il est difficile de savoir ce que vaut ce « The Last Guardian » tellement les avis sont tranchés ! Pour ma part, voici mon avis après 6h passées sur le jeu 🙂 ! Test garanti sans spoilers (mais évitez de regarder les vidéos qui en contiennent, forcément, mais rien de méchant) 😉 !

Évacuons le chapitre de la technique…

Si vous venez pour savoir si The Last Guardian est le plus beau jeu de la PS4, la réponse sera rapide : non. Si vous venez pour vous en prendre plein les yeux, passez votre chemin. Sauf si vous aimez les plumes et les effets de lumière, très réussis dans ce jeu ! De plus, le jeu a tendance à fonctionner entre 20 et 25 fps à vu d’œil sur PS4, sachant que la version PS4 Pro dispose d’un framerate plus stable aux alentour des 30 fps. La plupart des textures sont en basse résolution au passage… Mais si vous vous interessez à The Lat Guardian, je suppose que c’est pour autre chose que pour la technique, n’est-ce pas ?

Trico est vraiment attachant 🙂 !

Au niveau de sa direction artistique, The Last Guardian est dans la continuité direct d’une ICO ou d’un Shadow of the Colossus. Et ça fait plaisir de retrouver une ambiance graphique identique à ces deux derniers jeux ! En tous cas, sur moi, le côté nostalgique fonctionne à 400% ! Les univers sont immense, et Trico, la bestiole que l’on rencontre au début du jeu et qui évoluera à nos côté tout au long de ce jeu, est carrément réussie. Chapeau bas aux messieurs de la technique !

Trico, une bestiole curieusement attachante.

Bon, je ne vais pas vous mentir, la première fois que j’ai vu Trico, je me suis dis qu’il était moche ce pigeon/rat géant… Mais là où ce jeu est magique, c’est qu’il parvient à tisser un lien entre le joueur et lui même, grâce à une intelligence artificielle particulièrement poussée ! D’ailleurs tout le jeu tourne autour de Trico, une bête quasi-mythologique, dont on se questionne au fur et à mesure qu’on avance dans le jeu sur ses capacités !

Je suis sûr que je ne serais pas mort en sautant ici !

Je suis sûr que je ne serais pas mort en sautant ici !

Trico sera également toujours présent pour nous assister tout au long du jeu. Il lui arrive par exemple souvent de regarder son environnement et de fixer du regard sur les éléments qui l’intrigue, et qui sont souvent l’endroit où l’on doit se diriger pour avancer dans l’aventure ! Cela aide au level design, un peu à la manière des yeux d’un Link dans Zelda : The Wind Waker… Un autre jeu mythique, tient donc 🙂 ! Si le jeu n’est pas impressionnant niveau graphismes, il y a autre chose qui saute au yeux : Ce sont les animations ! Que ce soit lorsque l’on s’est blessé avec notre personnage en sautant de trop haut, et qu’il se met à boiter, ou bien encore les mouvement de Trico passant sous une grille, ou se roulant dans l’eau, toutes les animations du jeu sont vraiment crédible et « souples », ne donnant pas une impression de motion capture mais d’éléments vivants digitalisés…

Y’a de la vie dans ce jeu !

Croyez moi, son crane est le meilleur endroit pour voyager :) !

Croyez moi, son crane est le meilleur endroit pour voyager 🙂 !

Car tout cela donne l’impression de se balader dans un univers cohérent, où l’on ne voit non plus Trico comme un modèle 3D, mais comme un animal à part entière ! Trico interagit de façon totalement autonome avec l’environnement. Il peut se frotter à des éléments du décor comme un chat, avoir peur également de certains éléments, ou bien encore être fasciné par sa nourriture préférée… Cette sensation de faire face à un animal « virtuel » est encore accentuée par le fait que si l’on peut contrôler Trico en l’appelant, celui-ci est très capricieux. Il ne répond pas toujours aux ordres, et ce qui pourrait sembler être un défaut rajoute en fait encore une touche au charisme de Trico. Je suis même persuadé que c’est voulu par les développeurs du jeu ! On se prend à pester lorsqu’il ne nous écoute pas, à lui demander de se calmer (on peut d’ailleurs le caresser dans le jeu pour cela), ou bien encore à stresser pour qu’il ne fasse pas un mouvement incontrôlé lorsque l’on est sur son dos…

Des fois, j'avoue, son regard est chelou, comme s'il était triste :( !

Des fois, j’avoue, son regard est chelou, comme s’il était triste 🙁 !

Au final, on s’habitue à sa présence, et bien que le jeu soit très peu bavard sur la marche à suivre, on prend un malin plaisir à découvrir nos environnement tout en gardant un œil sur Trico, dont les cris vous feront forcément fondre… Et quelle joie de dénicher un petit pot de nourriture, et de courir le donner à Trico et voir la bestiole s’en empiffrer avec ses yeux plein de bonheur ^^ !  Car il reste un jeu d’exploration et d’énigmes dont l’évolution reste basée sur des casses-têtes pour faire avancer le garçon et Trico à la fois. Un peu comme dans ICO où l’on devait avancer avec sa belle blonde au fil de l’aventure en résolvant des petites énigmes basés sur le level design… Notez au passage que les combats (du moins jusque là où j’en suis) se résument souvent à courir sous les pattes de Trico, qui ne se manquera pas de vous sauver en déglinguant tous les petits ennemis qui oseront vous attaquer. Non mais oh !

J'avoue : Quand Trico n'est pas là, ben il me manque.

J’avoue : Quand Trico n’est pas là, ben il me manque.

Ce mélange de puissance, mais également de crainte émanant de Trico est fascinant, et c’est le moteur qui nous donne envie d’évoluer jusqu’à la fin du jeu. Après avoir attaqué des ennemis, il arrive souvent de retrouver Trico en PLS (Position Latérale de Sécurité), auquel cas l’on doit le rassurer en le caressant… Et niveau scénario, ce que j’en ai vu tient la route : Pourquoi Trico était-il enfermé au début du jeu ? Pourquoi nous suit-il ? Que va-t’il se passer s’il vient à notre village ? Tant de question qui me donne moi largement envie de continuer l’aventure (je pense avoir fait 40% du jeu, je ne lis ni soluce, ni tests pour ne pas me spoiler justement) et me tiennent en haleine jusque là 🙂 ! Et tout au long de l’aventure, le comportement de Trico face à des éléments du décor intrigue, et l’on se demande vraiment ce qui nous attend au bout de l’aventure… Et ça, c’est un véritable délice 😉 !

Verdict

Ce test est écrit d’une façon un peu particulière, mais je pense que The Last Guardian est une expérience à vivre pour tout joueur curieux et aimant les expériences qui changent de l’ordinaire ! The Last Guardian propose de raconter l’histoire d’une complicité qui se développe entre un garçon et un animal mythologique, et il le fait à merveille. Si l’on peut déplorer la technique parfois à la ramasse (je pense surtout au framerate sur PS4), on le lui pardonne aisément grâce à son univers cohérent qui donne envie de s’y plonger à corps perdu. Pour moi, à l’image d’un ABZU ou d’un The Journey, il s’agit d’un jeu qui s’apprécie à son rythme, par petite session d’une ou deux heures, jusqu’à arriver au grand final du jeu… Bref, vous l’aurez compris, je ne peux que vous le recommander, et il est, pour moi, un jeu incontournable sur PS4 🙂 !

Classe S

Incontournable ! Vous devez avoir ce jeu dans votre bibliothèque !

Points positifs

Points négatifs

La direction artistique, qui n’a rien perdu de sa superbe depuis ICO.Parfois, on est coincé le temps que Trico veuille bien faire ce qu’on lui demande.
La bande son, discrète et majestueuse.Les chutes de framerate assez incompréhensibles…
Les émotions que le jeu arrive à procurer, magique.Graphiquement, le jeu trahit son âge…
Le travail effectué sur les animation et sur le plumage, hypnotisant !
Trico à l’air tellement réel, on a vraiment la sensation que c’est un animal vivant !
The Last Guardian
Prix officiel :EUR 39,99
Prix promo :EUR 34,50
Economie :EUR 5,49
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SuzuKube

Gamer depuis 1984, je suis quasiment un expert en jeux vidéo, et j'aime jouer sur mes consoles... Mais également mon PC ! Découvrez moi sur SuzuKube.com !

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5 Commentaires sur "Test : 6h avec The Last Guardian, un chef d’oeuvre intemporel ?"

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Liquidashi
Redac'

Vais attendre un peu avant de me le prendre. Qu’ils patchent un peu le jeu pour améliorer un peu certains aspects. Ça m’intrigue ce truc.

yave
Invité
yave

tu risque de ne jamais y jouer alors, car pour eux le jeu est terminé.
Plus de 9 ans de calvaire et de douleur pour tout le monde 🙁

perso j’attendrais qu’il baisse de plus de moitié… et de me prendre une ps4 pro

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