Le problème de la PS6 : Et si la PS5 était la dernière vraie console de Sony ?
L’avenir de Sony dans le hardware console… Franchement, otakus, plus j’y pense, plus je me dis qu’on est en train d’assister à la fin d’une époque.
Un marché à saturation
La PS5 cartonne, ouais. Mais d’ici 4 ans, on sera à saturation. Ceux qui voulaient une PS5 l’ont déjà. Et une fois ce plafond atteint, bah il faut bien vendre autre chose. Et cette « autre chose », c’est censé être la PS6. Sauf que voilà : comment tu vends une PS6 plus puissante, moins chère et vraiment next-gen, alors que la PS5 Pro est déjà là et galère à convaincre ?
Et Sony le sait. Ils voient bien que la PS5 Pro ne se vend pas comme ils l’espéraient. Et ils n’ont aucune solution évidente à proposer pour assurer une transition en douceur vers une PS6 convaincante.
L’IA, une illusion de progrès graphique ?
L’IA va clairement jouer un rôle central dans la PS6. Pas pour créer des NPC qui discutent avec toi en temps réel ou inventer des quêtes à la volée (même si ça viendra sûrement), mais pour optimiser les rendus graphiques. Upscaling intelligent, calculs de lumière moins coûteux, réduction des ressources CPU/GPU nécessaires…
Et tout ça, ça pourrait théoriquement permettre à Sony de produire une PS6 plus performante… mais moins chère que la PS5 Pro. Bonne nouvelle ? Oui. Mais pas suffisante.
Parce que le vrai problème, c’est qu’il devient de plus en plus difficile de montrer au public une vraie différence visuelle. Déjà aujourd’hui, jouer au jeu des 7 différences entre une PS5 et une PS5 Pro, c’est pas simple. Alors imagine avec une PS6…
Même si on part du principe qu’elle développe 100 Tflops (soyons optimistes), les jeux tournant sur un PC équivalent à une RTX 5070 (puissance comparable) ne sont pas visuellement bluffants par rapport à une PS5 Pro. Il y a des subtilités, des ombres plus fines, du LOD plus dynamique, des textures mieux définies… mais pas de révolution graphique.
Et franchement, à quoi bon sortir une PS6 si personne ne voit vraiment la différence ?
Une PS5 Pro… évolutive ?
Et le twist dans tout ça, c’est que la PS5 Pro elle-même va évoluer dans le temps. Oui oui, Mark Cerny l’a dit : avec l’arrivée du PSSR (PlayStation Spectral Super Resolution), qui embarque du FSR 4 + apprentissage automatique, les graphismes de la console sont appelés à progresser avec le temps, un peu comme un PC qui reçoit des mises à jour de pilotes et de shaders.
C’est même l’une des trois pierres angulaires de la PS5 Pro :
- Le Ray Tracing boosté
- La puissance GPU décuplée
- Et l’intelligence artificielle intégrée au pipeline de rendu.
Donc, les jeux PS5 Pro d’aujourd’hui pourraient être visuellement bien plus impressionnants dans 3 ou 4 ans. Ce qui complexifie encore plus le discours autour de la PS6 : si la console précédente continue de s’améliorer, alors quelle légitimité pour sa remplaçante ?
Et là, Sony se retrouve vraiment dans une impasse. La rétrocompatibilité est devenue non négociable, ce qui implique que tous les jeux PS6 devront tourner sur PS5… voire PS4 dans certains cas. Donc, forcément, on continue sur une dynamique cross-gen massive, ce qui rend le saut de génération encore moins visible et encore moins justifiable.
Le prix : le vrai frein ?
Mais le vrai souci, plus que les specs, c’est le prix.
Depuis 2020, la PS5 a augmenté de 50 €, et la Xbox Series X de 100 €. On est en 2025, les composants coûtent cher, les marges sont tendues, et espérer une baisse de prix dans les prochaines années semble complètement illusoire.
Et puis, regardez la PS5 Pro : elle est vendue 799 €… sans lecteur de disque. C’est chaud. Très chaud.
Alors quoi ? Une PS6 à 699 € minimum ? Ce n’est même plus une théorie : c’est probable.
Et dans un monde où les joueurs tirent déjà la langue pour une Nintendo Switch 2 à 469 €, comment va réagir le public face à une PS6 plus chère qu’un iPhone 16e ? Surtout si cette PS6 n’apporte pas d’exclusivités marquantes au lancement, ce qui est très possible vu le coût de production des jeux AAAA aujourd’hui et la généralisation des jeux Cross-Gen…
Et il ne faut pas se mentir : en 2025, on sort encore des jeux PS4. Et demain ? PS5, PS5 Pro et PS6 partageront sans doute le même catalogue pendant plusieurs années. Parce que c’est plus rentable, plus simple à produire… et aussi plus sûr.
Le vrai plafond de verre ?
Et si le vrai mur était tout simplement technologique ? On a atteint un plafond de verre. Le photoréalisme progresse, certes, mais ce n’est plus ce que veulent tous les joueurs. On joue de plus en plus à des titres indés ou stylisés : Dave The Diver, Hollow Knight, Little Nightmares, Sea of Stars…
Sans parler des free-to-play massifs comme Fortnite ou Genshin Impact, qui tournent sur presque tout et ne nécessitent pas du tout une puissance de calcul phénoménale. Ces jeux, on y revient, on y reste, on y vit. Et on n’a pas besoin d’une console à 800 balles pour ça.
Et du coup, qu’est-ce que Sony peut vraiment proposer avec la PS6 pour nous convaincre de lâcher notre PS5 ? Et pour les plus chanceux, leur PS5 Pro ? À part un peu plus de puissance brute… quelle serait la vraie innovation ?
Nintendo et Microsoft jouent un autre jeu
Pendant que Sony tente de justifier une PS6, Nintendo a un boulevard devant lui. La Switch 2 va faire un carton. Ils ont des idées, des licences cultes, une approche différente, et surtout : leur public ne veut pas du photo-réalisme, ils veulent du fun, de l’inventivité, de la portabilité.
Et Microsoft ? C’est simple : ils sont déjà dans l’après. Leur prochaine Xbox ? Elle pourra coûter 699 € ou plus, ce n’est plus un problème. Pourquoi ? Parce qu’ils ne cherchent pas à en vendre des millions. Leur objectif, c’est de vendre du Game Pass, des jeux, des services. Que tu joues sur Xbox, PC, cloud, ou même… PS5, ça leur va.
Évidemment, ils préfèrent que tu achètes chez eux, pour éviter les 30 % de royalties à reverser à Sony, Nintendo ou Valve. Mais au pire, ils prennent quand même leur part, même sur PS5.
Conclusion :
La PS6 risque de ne pas être la révolution qu’on attend. Le marché est en train de muter, et Sony semble hésiter entre rester dans l’ancien modèle ou embrasser le nouveau. Pendant ce temps, Nintendo innove, Microsoft transforme le jeu vidéo en service, et les joueurs eux… jouent à Hollow Knight.
On arrive peut-être à la fin d’un cycle, otakus.
Et franchement, ça fait bizarre à dire… Mais peut-être que la PS5 devrait être la dernière vraie console de Sony.
