TEST : Savara, un Hades-Like français par Ankama, ça donne quoi ? ⚔️
Test réalisé à partir d’une version presse, fournie par Ankama Games.
Hello les Otakus ! 👋 On se retrouve aujourd’hui pour décortiquer une curiosité indépendante qui attise pas mal les regards. Édité par nos champions français d’Ankama Games et développé par la jeune équipe de Doryah Games, Savara se pointe avec un look qui rappelle immédiatement de gros noms du milieu. Mais attention, la comparaison s’arrête net dès qu’on pose les mains sur la manette. Alors, bonne surprise ou fausse piste rigide ? On débriefe ça tout de suite sans langue de bois ! 🔥
Une plongée colorée dans l’arène du Dieu Iop 🏛️
Côté univers, Savara ne s’embarrasse pas d’une écriture à rallonge. Le grand Dieu Iop a tout simplement décidé d’organiser un immense festival de baston pour s’occuper les mains. Votre but ? Incarner Savara, une guerrière aux cheveux de feu, et aller terrasser des monstres dans l’arène pour graver votre nom dans la légende. Simple, direct, efficace.

Ce qui frappe d’entrée de jeu, c’est la superbe direction artistique. On retrouve instantanément cette patte colorée, chaleureuse et hyper soignée propre aux productions Ankama (Dofus, Wakfu), ici transposée dans une vue isométrique très propre. Pour ne rien gâcher, le titre s’offre une excellente version française vocale 🎙️. Les personnages ont une vraie présence, les lignes de dialogue s’écoutent avec plaisir dans le hub central et l’ambiance sonore générale est aux petits oignons.
Des combats hachés qui cassent cruellement la fluidité 🎮
C’est malheureusement au cœur de l’action que le titre risque de refroidir les amateurs d’action-RPG nerveux. Si le visuel au premier coup d’œil fait indéniablement penser à la réactivité d’un Hades, le rythme des affrontements lorgne en réalité du côté de Monster Hunter, mais avec un sérieux manque de liant manette en main.
Le constat est immédiat : les combats manquent cruellement de fluidité. Les combos s’avèrent hachés, constamment interrompus par des temps de latence rigides sur chaque fin d’animation. Vouloir imposer un style lourd et méthodique où chaque coup doit être anticipé et calculé est un choix de gameplay défendable, mais ici, cela donne surtout l’impression d’une action un peu lourde et saccadée. La gestion de la jauge d’endurance est hyper punitive, ce qui vous force à stopper net vos assauts réguliers et casse la dynamique des enchaînements. Le personnage donne parfois l’impression de peser une tonne pour pas grand-chose.

Heureusement, tout n’est pas à jeter dans l’arène. On apprécie le système de ciblage qui permet de briser des parties spécifiques de monstres pour looter des ressources rares. La boucle d’artisanat derrière est plutôt gratifiante, vous permettant de forger et d’améliorer de nouvelles armes et armures pour optimiser vos statistiques. Le système de changement d’armes à la volée apporte aussi un peu de dynamisme salvateur au milieu de cette rigidité générale.
Un contenu un peu trop timide et répétitif 📉
Au-delà de sa maniabilité perfectible, Savara accuse aussi le coup sur sa générosité globale. Le titre ne propose au final que 3 petits environnements différents à traverser. Autant vous dire que le sentiment de répétition s’installe à la vitesse de l’éclair, d’autant plus que le bestiaire et le nombre de boss tournent très vite en boucle (une vingtaine de monstres au total).

La génération procédurale des salles se montre également très basique et n’offre pas la folie visuelle ou les surprises architecturales des cadors du genre. Le jeu tente bien de compenser la minceur de son contenu avec un système de modificateurs de difficulté et une tonne de bénédictions divines à débloquer, mais la structure reste un poil trop squelettique pour tenir en haleine les joueurs sur le long terme.
Le Verdict d’Otakugame.fr 🏆
Faut-il craquer pour Savara ? Uniquement si vous êtes un mordu absolu de l’univers esthétique d’Ankama ou un joueur très tolérant sur la maniabilité lourde. Proposé au prix tout doux de 19,50 €, Savara affiche une plastique superbe, un doublage français au top et une excellente idée de boucle de loot de composants.
Malheureusement, ses combats trop hachés, son manque global de fluidité et sa progression répétitive l’empêchent de s’imposer comme une référence. Une première tentative honorable de Doryah Games, mais qui manque encore trop de souplesse et de liant pour pleinement convaincre en action. ⚔️✨

J’ai aimé 👍
- La direction artistique colorée style Ankama très réussie
- Une VF intégrale super soignée et immersive
- La boucle de loot et d’artisanat plutôt gratifiante
- Un prix d’entrée très honnête (19,50 €)
J’ai détesté 👎
- Les combats hachés qui manquent cruellement de fluidité
- Les animations rigides
- Seulement 3 environnements disponibles
- Bestiaire et boss très vite répétitifs












Qu’en pensez-vous, les Otakus ? Est-ce que ce style de combat plus lourd et segmenté vous rebute, ou vous comptez quand même lui donner sa chance pour sa direction artistique ? On attend vos retours en commentaire ! 💬👇
