Test : Dangerous Driving sur Xbox One, la vraie suite de Burnout ?

Sur le papier, le jeu vend vraiment du rêve, mais en vrai, cette scène n'est jamais arrivée :/ !
Sur le papier, le jeu vend vraiment du rêve, mais en vrai, cette scène n'est jamais arrivée :/ !
Développeur :
Three Piece Entertainment
Version :
Xbox One X
Prix :
29€99

Testé par :
Note :
2/5
Le 9 avril 2019
Modifié le :9 avril 2019

Résumé :


Test réalisé à partir d'une version commerciale, acheté sur le Xbox Live via une carte cadeau Instant-Gaming.com. Vidéo maison, captures d'écran éditeur.

Bon… Ca y est ! En plus de Burnout Paradise Remastered qui ressort sur Xbox One et PS4, on a droit à Dangerous Driving, réalisé par Three Piece Entertainment, des anciens de chez Criterion! Mais est-ce si facile de recréer l’ambiance Burnout, 18 ans après la sortie de celui-ci sur PS2 et Gamecube ?

Un moteur physique du moyen âge…

Je ne sais pas quel moteur physique est utilisé pour ce jeu, mais la première chose qui m’a frappé, c’est le comportement des véhicules, qui ont tendance à être difficilement contrôlables en fin de dérapage, avec un retour d’adhérence beaucoup trop abrupte. C’est bête, mais c’est ce point qui m’a le plus fait regretter le premier Burnout… Qui était, justement, à l’époque révolutionnaire sur son moteur physique et de destruction des véhicules !

Niveau destructions et accidents, les dégâts sur les véhicules sont beaucoup trop timide en comparaison avec ce que nous propose la série Burnout. Jamais nous ne sommes étonné par les accidents que l’on cause, d’autant plus qu’il n’y a pas le côté « accidents en chaîne » présents dans les Burnout, qui nous laissait le loisir de voir l’intelligence artificiel tenter d’esquiver les carambolages monstrueux que l’on avait créé… Qui à d’ailleurs, paradoxalement, a inspiré Danger Zone des mêmes développeurs…

Les Takedown restent timides.
Les Takedown restent timides.

En plus, en y regardant de plus prêt, on se rend compte que cela est grandement du à la faible densité de la circulation, alors que le jeu se déroule pourtant sur des circuits fermés. Alors certes, les circuits étaient déjà fermés sur Burnout (avant le Paradise qui est en monde ouvert), mais on avait tout de même une sensation de vie au niveau de la circulation, avec des passages sur l’autoroute par exemple… Et même avec ça, on arrive à avoir des baisses de framerate sous les 60 fps sur la version Xbox One X ! Un comble ! Pour rappel, Burnout premier du nom, c’est cela tout de même :

Gros point noir pour un titre déjanté comme Burnout : La bande son. Celle-ci est tout simplement aux abonnés absents. Alors, c’est vrai, on peut lier un compte Spotify au jeu pour avoir quelques radio de notre choix ingame, et c’est une fonction géniale, sauf que…. Il vous faut un abonnement premium pour en bénéficier ! Les développeurs auraient du au moins négocier avec Spotify pour proposer des playlists « sponsorisées » dans le jeu sans que les joueurs n’aient à posséder un compte premium, car là, je ne peux juste pas encourager cette pratique. D’autant plus que la seule musique disponible dans le jeu, celle du menu, est vraiment sympa… 7 musiques (une pour chaque environnement) auraient été géniales, je suis sûr que NoCopyrightSounds aurait proposé ses services pour pas grand chose… Car les développeurs ont tout simplement déclaré que leur petit budget ne leur permettait pas d’ajouter de musique au jeu. Mouaip. Cela ne les empêchera pas de vendre le titre 29€99 (et même 39€99 dans sa version boîte)…

Une durée de vie vraiment top.

Alors oui, j’avoue. Avec 69 courses (je suis sûr que c’est fait exprès ce nombre) dans 7 zones, il y a largement de quoi faire, d’autant plus que les types d’épreuves sont assez variées. Entre la poursuite à police d’un autre véhicule, les duels, les courses classiques ou bien encore la chasse aux takedown, on retrouve bien les différents modes de jeu qui ont fait le succès de Burnout ! En revanche, la plupart de ces modes sont beaucoup trop facile. Entre les Heatwaves (enchainement de turbos) qui s’enchaîne en baillant, le mode police contre voleur qui, quelque soit la puissance de votre choc, n’enlèvera qu’une seule barre à votre adversaire, ou bien encore les Takedown qui sont la majorité du temps complètement buggués et dégueulasse à regarder, aucun des modes de jeu n’arrive vraiment à être jouissif…

Enchaîner les Takedown.... Ok, ça reste jouissif !
Enchaîner les Takedown…. Ok, ça reste jouissif !

Sauf peut être le mode Road Rage, où vous enchaînez les Takedown, mais qui vous fera plutôt vous rappeler qu’il serait peut être temps de ressortir votre galette de Burnout 3 : Takedown… Ou bien de lorgner du côté de Split/Second, l’excellent jeu de caisse déjanté oublié de tous créé par Black Rock Studio et édité par Disney Interactive Studios ^^ ! Il est actuellement disponible pour 4€ sur Xbox 360 et est compatible Xbox One. Yeah !

Verdict

Vendu 30€, cet ersatz de Burnout n’en possède ni l’ambiance, ni même la consistance ! On se retrouve avec un titre où les accidents n’ont rien d’extraordinaire, la faute à un moteur physique plutôt raté, et un jeu sans âme, qui ne tente que de singer son maître sans jamais l’égaler… Alors s’il peut faire l’affaire pour ceux qui sont en manque de Burnout (à condition de ne pas le payer plein pot), de mon côté, je vous conseille plutôt de vous remettre à Burnout Paradise Remastered, qui, malgré ses défauts, me semble toujours bien au dessus de ce titre.

SuzuKube
Classe C
Un jeu honnête, sans plus.

J’ai adoré

  • Un grand nombre de courses
  • La sensation de jouer à un titre arcade
  • La nostalgie de ce titre qui nous renvoie 18 ans en arrière…

J’ai détesté

  • Pas de musique ingame…
  • Spotify, ok, mais avec un compte premium obligatoire !
  • Le moteur physique, juste horrible.
  • La difficulté, inexistante.
  • Les menus, manquant de finition.
  • Des (rares) ralentissements sur Xbox One X…

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SuzuKube

Gamer depuis 1984, je suis un grand passionné de jeux vidéos. J'adore particulièrement les jeux japonais et je suis le fier fondateur d'Otakugame.fr !

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