Test : 3h avec Akiba's Beat sur PS Vita, en route (virtuellement) vers le Japon 3 !

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Test de : Akiba's Beat
Ecrit par :
SuzuKube

Testé par :
Note :
3/5
Le 17 mai 2017
Modifié le :18 mai 2019

Résumé :


Test réa­li­sé à par­tir d'une ver­sion com­mer­ciale, four­nie par l'éditeur. Capture d'écran et vidéo édi­teur.

Akiba’s Beat. Un jeu que je n'attendais pas du tout, je l'avoue, mais dont j'ai pu avoir l'honneur de le tes­ter avant sa sor­tie le 19 mai pro­chain chez nous ! Si j'avais déjà pu tou­cher un peu à Akiba’s Trip : Undead & Undressed sur PS Vita, je n'avais pas pu y jouer en pro­fon­deur… Il faut dire que je l'avais ache­té en pro­mo­tion à une période où j'étais très occu­pé sur Overwatch Battlefield 1. Du coup, ce second (enfin en réa­li­té troi­sième) épi­sode du jeu est l'occasion rêvée de décou­vrir Akihabara, le quar­tier Otaku de Tokyo !

J'kiffe trop ce quartier !

Je suis sûr que le jeu plaira à ceux qui aiment tout ce qui est Kawaii :) !

Je suis sûr que le jeu plai­ra à ceux qui aiment tout ce qui est Kawaii 🙂 !

Commençons par le com­men­ce­ment : Acquire, les déve­lop­peurs d'Akiba's Beat (et de Akiba's Trip) est un petit déve­lop­peur (limite indé) dont les locaux… Se trouvent à Akihabara ! Ils ont donc modé­li­sé ce quar­tier de la ville avec leurs propres (petits) moyens. Du coup, c'est vrai­ment sym­pa de se pro­me­ner dans ce quar­tier vir­tuel­le­ment sur notre PS Vita, mais atten­tion, ne vous atten­dez pas au degré d'interactivité que l'on a dans un Yakuza 0 par exemple ! Impossible de ren­trer dans les bâti­ments ou de jouer aux jeux des salles d'arcades ici… D'ailleurs, si vous êtes venu pour regar­der des petites culottes, sachez que contrai­re­ment à l'épisode pré­cé­dent, on ne dévê­tit pas de vam­pires sexy dans une ambiance beat'em'all ! La for­mule est tota­le­ment dif­fé­rente ici : elle se rap­proche de ce qui serait un mélange de Persona et Tales of, le tout sau­pou­dré de visual novel. Je vous explique :

AKIBA'S BEAT_20170411134742

La nar­ra­tion du jeu est plu­tôt pous­sée.

Le côté Persona, c'est pour le côté nar­ra­tif, avec ce jour sans fin, ce dimanche qui recom­mence à l'infini et cette notion du temps qui passe, tou­jours mis en avant avant chaque scènes. Le côté Tales Of, c'est pour les com­bats, car ce Akiba's Beat est clai­re­ment un A-RPG, même s'il n'en pos­sède pas le côté explo­ra­tion… Ni le fun qui découle de ses com­bats, la faute à un timing plu­tôt mou et étrange. Et enfin le côté visual novel, c'est pour la façon dont est nar­ré l'histoire, avec des des­sins 'ani­més' et ses dia­logues tex­tués. Remarquez au pas­sage que le titre est entiè­re­ment dou­blé en anglais (ça c'est cool), par contre pas de sous-titres en fran­çais (et ça, c'est moins cool…). Mais les termes uti­li­sés sont, comme sou­vent dans les RPG japo­nais, assez simple pour être com­pris avec un anglais basique.

Mais ça raconte quoi ?

En fait, l'histoire de ce jeu est assez étrange. Je pense que le jeu veut faire décou­vrir la culture Otaku à tra­vers les yeux d'un Otaku jus­te­ment, vivant dans son quar­tier d'Akihabara. Vous savez, ce quar­tier auquel on rêve tous, avec ses idols, ses jeux vidéos, ses figu­rines bien sûr, et même ses Café Maids avec des oreilles de chats… Et ça, ça fait plai­sir de le retrou­ver au creux de notre main ! On débute donc notre aven­ture avec Asahi Tachibana, un jeune NEET (on va dire GEEK ultra ota­ku gamer) qui découvre de bien étranges choses dans son quar­tier… Avec la maté­ria­li­sa­tion d'illusions issues des rêves des habi­tants à com­battre !

Une fois que vous aurez réus­si à les com­battre (les fameuses phases à la Tales Of), vous vous retrou­vez confron­té à un pro­blème : Votre dimanche cau­che­mar­desque recom­mence sans fin, tous les jours ! Le jeu consiste donc prin­ci­pa­le­ment à affron­ter ces rêves des ota­kus d'Akihabara, qui sont en fait tout sim­ple­ment leurs fan­tasmes ! Du coup, on se retrouve face à un jeu cari­ca­tu­rant beau­coup les ota­kus 🙂 ! Je pense notam­ment à ces 3 fans (adultes) qui veulent abso­lu­ment se marier avec une idols (une chan­teuse japo­naise) qui a… 14 ans ! Quand on vous dit que les ota­kus sont fous…

C'est marrant, c'est fun, il est où le piège ?

AKIBA'S BEAT

Dommage que les phases de com­bat soient si impré­cises…

En fait, le jeu est plu­tôt basique : Pas aus­si ner­veux ni pré­cis qu'un Tales Of, les com­bats sont sym­pa­thiques… Sans plus. Le cha­ra­de­si­gn des enne­mis n'est pas spé­ci­fi­que­ment enivrant, et les don­jons se ter­minent (et s'enchaînent) du coup rapi­de­ment et sans saveur. Le plus gros sou­cis du jeu vient pour moi du côté "explo­ra­tion", avec une zone de jeu très res­treinte mais sur­tout des hor­ribles temps de char­ge­ments qui viennent ponc­tuer les 5 sec­teurs du quar­tier (pra­ti­que­ment 30 secondes en pas­sant d'une par­tie du quar­tier à une autre, sachant que le jeu aime bien nous faire faire des allées venues…).

Akihabara dans AKIBA'S BEAT

Akihabara dans AKIBA'S BEAT

J'insiste sur les char­ge­ment, d'autant plus que cer­tains ne sont pas tou­jours logique. Par exemple, on se demande pour­quoi ne pas avoir "mas­qué" les char­ge­ments avec l'aide des routes à tra­ver­ser par exemple ? En effet, pour tra­ver­ser cer­taines routes, on doit appuyer sur le bou­ton X pour se retrou­vé "télé­por­ter" de l'autre côté… Et cela juste avant s'être far­cis un char­ge­ment de 30 seconde car on a chan­gé de sec­teur juste avant ce pas­sage pié­ton ! Des petits détails pour cer­tains, mais per­son­nel­le­ment, cela a tué mon immer­sion au sein du jeu… A voir si la ver­sion PS4 est tou­chée par ce phé­no­mène ! Ca me rap­pelle que c'était une des choses qui m'avaient fait arrê­ter Tokyo Mirage Session #FE sur Wii U, ces char­ge­ments mal opti­mi­sés…

Verdict

A vrai dire, je ne sais trop quoi pen­ser de ce jeu. Si je ne peux que saluer le tra­vail accom­pli par la petite équipe de Acquire, force est de consta­ter que le jeu pos­sède de grosse lacune. Outre le cha­ra­de­si­gn des enne­mis vrai­ment banal, le vrai sou­cis pro­vient des char­ge­ments, mal dosés, nom­breux, et au final pou­vant faire perdre patience au joueur. En revanche, l'écriture scé­na­ris­tique du jeu est vrai­ment réus­sie (avec 22.000 lignes de dia­logue tout de même, en pra­ti­que­ment 50h de jeu…) avec des per­son­nages atta­chants et une grosse envie de pro­gres­ser dans le scé­na­rio ! Le jeu retrans­crit par­fai­te­ment l'ambiance Otaku d'Akihabara, mais en terme de JRPG pure, il reste vrai­ment léger, sur­tout face à un Persona 5 ou un Tales of Zestiria… Surtout qu'il est ven­du une cin­quan­taine d'euros sur PS4 et une qua­ran­taine sur PS Vita ! Un jeu à conseiller aux fans de visuals novels en prio­ri­té, sur­tout s'ils adorent Akihabara et la culture Otaku !

Classe C

Un jeu hon­nête, sans plus.

Points positifs

Points négatifs

Se pro­me­ner à Akihabara sur PS Vita, ça n'a pas de prix.Ces temps de char­ge­ments à chaque croi­se­ment de rues deviennent pénibles.
Entièrement dou­blé en Anglais… Et en Japonais !Le posi­tion­ne­ment tari­faire du jeu (pra­ti­que­ment celui d'un AAA)
La nar­ra­tion et le scé­na­rio, pre­nants.Rejouabilité qua­si-nulle.
La bande son, vrai­ment sym­pa.Les allées retour pas tou­jours jus­ti­fiés
La durée de vie, excep­tion­nelle (50h)La ville est vrai­ment vide de vie…
Prix : Consulter sur Amazon.fr

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SuzuKube

Gamer depuis 1984, je suis un grand passionné de jeux vidéos. Adepte de la team Nintendo Switch et fier fondateur d'Otakugame.fr !

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