Panzer Dragoon Remake sur Nintendo Switch
Panzer Dragoon Remake sur Nintendo Switch

Avis #23 : Panzer Dragoon Remake, le retour d’une légende ?

Panzer Dragoon Remake sur Nintendo Switch
Panzer Dragoon Remake sur Nintendo Switch

Je n’ai jamais été attaché à la Sega Saturn. Que ce soit pour Nights into Dreams ou Panzer Dragoon, les jeux de SEGA sur cette console ne m’ont jamais fait rêver… Sauf Sega Rally, car je suis également un grand passionné d’automobile ! Mais… J’ai quand même laissé sa chance à ce remake, vendu 25 € sur l’eShop de la Nintendo Switch. Alors, ça donne quoi ?

Attention, il y a quelques problèmes de capture au niveau du son en fin de vidéo, je m’excuse pour cela !

Le rail shooter, un genre de jeu devenu rare

S’il y a bien une chose pour laquelle on peut féliciter, c’est de ressusciter la mode des rails shooter 3D ! Et à l’époque, c’était assez révolutionnaire : contrairement à un Starfox (Lylat Wars chez nous parce que… Pourquoi pas), ici, on combat à dos de dragon, sur les 4 flancs, à 360° ! Cela nous oblige à regarder de tous les côtés d’où arrivent les ennemis, nous faisant oublier que l’on joue sur des rails.

Panzer Dragoon est joli... Sans plus.
Panzer Dragoon est joli… Sans plus.

Alors, c’est vrai, de nos jours, on est tous habitué à la 3D, et que ce n’est plus une prouesse technique, mais cela donne un cachet spécial à ce Shoot’em’up. Graphiquement, c’est joli… Sans plus. La direction artistique fait très année 2000, et je ne retrouve pas ce qui fait le charme de Panzer Dragoon Orta, que ce soit au niveau des effets visuels, sonore, ou tout simplement du framerate, qui atteint ici seulement du 30 fps… Dommage pour un shooter.

Pour moi, ce qui est le plus flagrant dans ce remake, ce sont les animations, qui manquent cruellement de soin, me donnant l’impression de faire face à un jeu non fini (surtout durant les cinématiques). Le jeu peut se terminer en environ 2 à 3 heures, selon votre adresse. Les 3 premiers niveaux peuvent être enchaîner en une demi-heure, mais les 3 derniers vous demanderont un peu plus de dextérité.

On peut se battre à 360°
On peut se battre à 360°

Pour finir, j’ai noté des imprécisions dans le gameplay (y compris en mode moderne qui permet de diriger le dragon du joystick L et de contrôler le viseur du joystick R), et, associé aux 30 fps, on a plus l’impression de jouer à un portage d’une version Gamecube du jeu qu’à un véritable Remake moderne… Et ça, c’est vraiment dommage. On notera tout de même des musiques plutôt sympathiques, avec la présence des musiques originales du jeu.

MAJ 27 / 03 / 2019 : A noter que Saori Kobayashi, une des compositrice de la bande originale du jeu, qui se chargera de réinterpréter la bande son du jeu ! Un gage de qualité qui devrait permettre à ces musiques de rester fidèles à la bande originale. A noter que ces musiques seront disponibles dans le jeu lors d’un futur patch de mise à jour 😉 !

Twitter Panzer Dragoon Remake
https://twitter.com/PanzerDragoonRE/status/1242757338970443776

Verdict

Voulant rester fidèle à l’original, ce Remake ne m’a malheureusement pas convaincu. Par manque de moyens financiers peut-être, mais également à cause, de mon côté, d’une attente trop grande envers ce titre. N’ayant connu que Panzer Dragoon Orta (que je vous recommande particulièrement si vous avez une Xbox One X, il n’est qu’à 9,99 €), la comparaison avec ce dernier fait mal, et je ne vous conseille ce Panzer Dragoon Remake sur Nintendo Switch que si vous avez connu l’original sur Sega Saturn et que vous êtes nostalgique… Reste à voir si la version PC, avec ses 60 FPS et des effets visuels en plus, saura remonter la barre.

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Gamer depuis 1984, je suis un grand passionné de jeux vidéos. J'adore particulièrement les jeux japonais et je suis le fier fondateur d'Otakugame.fr !

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Laidzep
Laidzep
4 mois plus tôt

Panzer Dragoon Remake, ou le mauvais remake… Mais de qualité…

Petit détour par l’année 1995. La Saturn sort quelques semaines avant la Playstation et s’accompagne au lancement (ou presque), d’un jeu qui deviendra culte : Panzer Dragoon, la référence du rail shooter 3D de l’époque, et qui le restera un long moment.
Pour pouvoir émettre un avis pertinent, il est nécessaire d’expliquer en quoi Panzer Dragoon a marqué son époque.

Sorti au milieu d’innombrables shooter 2D, et de quelques raretés en 3D (Starfox en tête), le genre était alors saturé de bons (et mauvais) représentant de ce style exigeant. Mais dès sa sortie, Panzer Dragoon s’est démarqué. Environnement en 3D intégrale (dont les sprites), un gameplay précis et exigeant, un univers particulièrement évocateur (qui rappela à de nombreux joueurs celui d’Another World, j’y reviendrai), des musiques épiques faisant de son OST la meilleure de son temps, et une cinématique d’introduction superbe et narrative. A cela, s’ajoutait la possibilité de regarder autour de soi à 360 degrés décloisonnant grandement le jeu de son couloir, la manipulation de la caméra permise par l’apparition massive de la 3D étant en ce temps une réelle nouveauté. Un jeu d’arcade pur à la personnalité forte et unique…

Alors ? Ce remake, il vaut quoi ? Et qu’attendre d’une refonte d’un jeu culte ?

Beaucoup, et peu à la fois…
Beaucoup, parce que l’attente fébrile que suscite le remake d’un jeu ayant marqué l’esprit des joueurs de l’époque n’est pas sans conséquence. Et peu, parce que la crainte est grande : et si le jeu original devenait un remake déshonorant ? En d’autres termes, est-ce pertinent de donner un souffle nouveau à cet opus, ou doit-on laisser à sa propre mémoire un mastodonte, le savourant encore et encore sur son support d’origine, tel une madeleine de Proust, suranné et ampoulés des poncifs de son époque ?

A cette question, je répondrai simplement : oui, son gamplay est intemporel. Une telle bouffée d’air frais se révèlera salutaire tant pour le joueur nostalgique, le ramenant à ses fondamentaux, que pour le joueur néophyte qui s’enrichira de la découverte, facilité d’autant par la refonte graphique (admettons que la bouillie de pixel de l’époque, sans être rédhibitoire, est peu engageante).

Mais encore faut-il que le remake soit à la hauteur…

J’ai joué et terminé deux fois le jeu (oui, un jeu, ça se joue, ça ne se teste pas), en mode nomade uniquement. Je ne parlerai donc pas du mode docké.
Une première partie en normal, terminée avec deux crédits au compteur : 86,7%, rang tireur d’élite. Une autre partie en facile pour souffler : 90,4%, rang tireur d’élite. Reste le mode difficile, pour en faire un tour d’horizon exhaustif.

Un premier constat, les sensations sont là, le joueur averti s’y retrouvera aisément, et le connaisseur reprendra facilement ses marques. Encourageant, oui, mais pour autant, si l’on retrouve à l’identique le gameplay d’alors à de vagues subtilités près, la magie n’opère plus avec autant d’insistance pour des raisons que j’évoquerai un peu plus bas.
Il n’en reste pas moins que le matériau de base n’est pas dénaturé, première victoire.

Le deuxième constat s’impose comme le nécessaire et fastidieux exercice de l’analyse technique, tant ici, il est corrélé au constat précédent.
30 FPS, distance d’affichage passable voire médiocre, clipping parfois prononcé (nostlagie), lag peu (pas ?) présent in-game, ralentissements légers et peu incommodant durant certaines cinématiques, textures baveuses, et colorimétrie surprenante : brillance de certaines textures, et saturation (surtout dans les rouges), pour le moins douteuse. Sans être moche, il serait mensonger de dire que le jeu surprend par sa technique, loin s’en faut. Le jeu reste techniquement inférieur à un Panzer Dragoon Orta dans sa version Xbox première du nom. Dérangeant… Le constat inverse pouvant peut-être s’observer en version docké (à tester, pour ma part).

La véritable différence, et c’est là que la technique viendra télescoper l’expérience global, tient à ce que le jeu nous montre clairement aujourd’hui, comparativement à ce que l’on devinait à l’époque. L’univers était davantage fantasmé par le prisme d’une technique brouillonne mais qui se rêvait réaliste (un autre temps), que réellement observé, admiré, et décortiqué.
Le paradoxe pourra surprendre, il n’en reste pas moins que d’autres joueurs de la première heure ne s’y retrouveront pas dans cette direction artistique (existe-t-elle seulement ?), hésitante, trop légère et imparfaite pour sublimer ce qui aurait pu et peut-être dû rester caché, mais trop précise pour nous laisser le bénéfice du doute. Quel est le parti pris ? S’agit-il d’une plastique réaliste ? D’une caricature cartoonesque et boursouflée d’un monde au vague relent apocalyptique ? On s’y perd…

A la manière d’un Fade to Back trahissant son Flashback, il n’en faudrait pas pour autant oublier les licences ayant réussies l’exercice périlleux du remake de la 3D vers notre 3D, celle d’aujourd’hui. Elles ne sont pas légions, et si on attend fébrilement un FF7 remake qui s’avance doucement, qu’on se souvient d’un Twin Snake sublimant le Metal Gear Solid d’origine, ce Panzer Dragoon Remake ne fera pas parti des élus.

Ce qu’on y gagne en précision technique, on le perd en immersion, le jeu se racontant moins qu’il ne se joue. Car oui, Panzer Dragoon premier du nom était avant tout une plongée en contrée sauvage, nombreux sont les joueurs qui en témoigneront. Une expérience qu’on rapprochera d’un Another World en son temps, comme dit plus haut, lui empruntant son intense brièveté et sa structure narrative, passant avec douceur et sensibilité d’un environnement hostile et ravagé d’un désert inconnu, à la technologie cyclopéenne d’une capitale en flamme… Pour finir miroir l’un de l’autre : le premier se terminant à dos de dragon, le second par la perte de sa monture.

Si j’évoque avec insistance le parallèle évident entre les deux jeux, c’est que la véritable proposition de ces derniers est la même : le voyage initiatique, la différence tenant en un « comment » bien différent. Et quand la technique dessert plutôt que n’appuie la nature profonde d’un jeu, c’est que le pari du remake est manqué… Fort heureusement, l’OST est toujours aussi incroyable, contribuant grandement à l’expérience. On abandonnera en revanche les superbes illustrations de Moëbius qui s’offrait à nous durant le générique de fin, au profit d’artworks très réussis également.

Donc il s’agit d’un mauvais jeu ? Pas si vite… Il s’agit à mon sens d’un mauvais remake, mais pour autant, il mérite une attention toute particulière pour les raisons qui vont suivre.

Le « comment », loin de trahir le premier opus, lui fait honneur. Oubliez les avis et commentaires non renseignés sur la supposée réactivité faiblarde de la caméra et imprécision du réticule de visée. Le jeu est fidèle à l’orignal et demande à être apprivoiser. Il propose en outre une maniabilité « moderne », inutile et peu maniable selon moi, ainsi qu’un réglage de sensibilité du viseur qui peut s’avérer pratique selon vos préférences de joueur. De même, la caméra peut être éloigné ou rapproché du dragon, et le viseur recentré en un clic, petit plus appréciable, le tout au service d’un gameplay impeccable qui reproduit sans mal les sensations vécues à l’époque de la découverte. Un shooter de qualité comme rarement le média n’en a produit (locker les ennemis est toujours aussi plaisant et addictif, rassurez-vous).

Perfectionner sa technique et améliorer son score demandera du temps, comme tout jeu d’arcade (qu’il est).
Exigeant sans être réellement difficile, vous oublierez le temps d’un jeu les sauvegardes automatiques et assistances en tout genre, pour vous plonger dans un jeu d’hier.

Finalement, que retenir ?

Mon avis très critique ne doit pas occulter la qualité du jeu originel, que ce remake reproduit dans les grandes largeurs. Précis, direct, punitif à juste titre, il reste ce shooter d’exception qui marqua une génération le temps d’une aventure courte, exaltante, et évocatrice.
La technique en dent de scie rend prégnant un monde qui s’affaisse à la lumière d’un enrobage qui ne lui rend pas hommage et nous éloigne quelque peu du propos fondamental du jeu. Les nouveaux joueurs n’y verront rien, bien entendu, et vivront leur aventure qui, j’en fais le pari, les touchera à l’âme, pour peu qu’ils prennent le temps de comprendre cet univers mystérieux.

Pour les anciens, les vieux comme moi, subsistera ce parfum légèrement enivrant, inachevé la faute à une technique inadéquate certes, mais qui fera finalement son office : nous donner envie de reprendre son envol, suspendu aux souvenirs nostalgiques d’une aventure initiatique, le temps de quelques courts chapitres, bercé par la symphonie d’une ambiance sonore inoubliable.

Reste un prix un peu cher, pour ce remake un poil fainéant (aucun contenu supplémentaire, ni réel ajout pertinent).

Pour finir, une remarque sur le projet global. Il est impensable à mon sens, qu’un tel projet ne soit pas davantage supporté financièrement par les éditeurs, en particulier Sega. Le résultat visuel est un témoignage criant de ce manque de moyen, largement responsable du produit fini. Une telle licence, connu et reconnu par les joueurs mérite bien mieux, messieurs les éditeurs. On s’assoira aisément sur un DLC d’un jeu lambda sans intérêt pour soutenir ce genre de projet.

Un jeu à soutenir dans l’espoir d’un remake du deux et de l‘incroyable Panzer Dragoon Saga, le tout à la hauteur de la licence.

Un 8/10 de soutien, pour un ressenti plus proche des 6/10.

Laidzep
Laidzep
4 mois plus tôt

 » Je n’ai jamais été attaché à la Sega Saturn. Que ce soit pour Nights into Dreams ou Panzer Dragoon, les jeux de SEGA sur cette console ne m’ont jamais fait rêver… Sauf Sega Rally, car je suis également un grand passionné d’automobile !  »

Kikoo spotted… Résumer la Saturn à Nights et Panzer Dragoon, d’autant qu’il y a toutes les chances que tu n’aies pas touché au Zweï, et encore moins au Saga. Ne pas comprendre que tu as entre les mains un jeu orienté arcade, en le comparant à Orta (le plus mauvais de la série même si honnête), montre l’étendu de ton ignorance.

Cet épisode n’est pas un Orta-like, mais le premier d’une série culte, et un vrai jeu d’arcade (contrairement aux autres épisodes). Chercher un Orta-like en y jouant, est au mieux de l’ignorance, au pire de la stupidité.

Pour ta culture, la Saturn que tu n’as pas connu (trop kids, et probablement trop aveugé par la Playstation à l’époque), possède de nombreux autres jeux que ceux que tu cites (et je ne parle pas que de Virtua Fighter 2).

Juste un lien comme ça, ça t’évitera peut-être de bouder bêtement une console que tu ne connais pas, d’en attendre des choses que tu ne comprends pas, et de faire des critiques de désinformations…

https://www.youtube.com/watch?v=wy_fPm2xLH8

Il n’y a aucune imprécision dans le gameplay de Panzer Dragoon (Remake, ou pas), et je serais ravi de t’en faire la démonstration.
Une seule chose en laquelle je te rejoins : portage assez paresseux, et pas spécialement beau.
Une dernière chose : les musiques plutôt sympathiques que tu évoques, sont considérés par nombres de joueurs comme une des OST les plus marquantes des jeux-vidéo. L’ignorance, ce fléau…

Laidzep
Laidzep
4 mois plus tôt

Je me suis un peu enflammé, je l’admets, mais donner un avis aussi catégorique et péremptoire en faisant des comparaisons et parallèles foireux, c’est de la désinformation.
Et sortir un jeu au parfum d’antan, d’un genre en désuétude, c’est forcément salutaire pour tous, et une invitation à la découverte. Pas uniquement aux nostalgiques… Ton avis imposé comme une vérité teintée d’ignorance ne passe pas. Très mauvais article (je ne parle que de celui-là). Désolé.

Laidzep
Laidzep
4 mois plus tôt

J’ai pris connaissance de ta réponse, et je ne conteste pas le fait que le jeu ne t’ait pas plus, mais davantage la façon dont tu présentes ce volet en le comparant à Orta. En ça, je trouve ton avis péremptoire. De même, je conteste la façon dont tu présentes le peu d’intérêt que tu portes à la Saturn en citant trois titres dont un qui te plaît, ce qui peut laisser sous entendre que les jeux que tu cites sont à peu de choses près les seuls intéressants de sa ludothèque. La Saturn, c’est bien plus que ça, même si tu as tout à fait le droit de ne pas t’y intéresser.
Du coup, je vais poster ici mon avis sur le jeu. Deux avis valent mieux qu’un.