Test : Battle Princess Madelyn, l'âme de Ghosts'n Goblins dans un jeu Nintendo Switch !

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Développeur :
Causal Bit Games
Prix :
19€99

Testé par :
Note :
3/5
Le 5 février 2019
Modifié le :9 mars 2019

Résumé :


Test réa­li­sé sur Nintendo Switch sur une ver­sion com­mer­ciale, four­nie par PRhound. Vidéo mai­son, cap­tures d'écran édi­teur.

Ah, Battle Princess Madelyn… Un jeu qui aura eu un déve­lop­pe­ment "Rock'n'Roll", mais qu'on retrou­ve­ra fina­le­ment chez nous,  sur Nintendo Switch, depuis le début de cette année 2019 ! Attendu par les ama­teurs de jeux rétro, en par­ti­cu­lier par les fans de Ghosts & Goblings, le jeu nous pro­met une aven­ture assez ardu tein­tée de réfé­rences old school ! Qu'en est-il concrè­te­ment ?

Un jeu plein de dédicaces

L'originalité de ce jeu, c'est qu'il a été ima­gi­né pour une fillette de 9 ans, la fille du déve­lop­peur : Christopher Obritsch. Fan de Ghost'n'Goblins, elle vou­lait qu'Arthur appa­raisse dans le jeu, et c'est fina­le­ment elle qui a été sélec­tion­née comme héroïne ! D'ailleurs, ce n'est pas la seule réfé­rence au "réel" du jeu, puisque Fritzy, le chien que l'on peut voir dans le jeu, était tout sim­ple­ment le chien de Christophe, dis­pa­ru quand il avait 9 ans...  Une belle façon de rendre hom­mage à son fidèle com­pa­gnon ! Après Fox n Forests et Insanity’s Blade, le stu­dio nous pro­pose donc encore une fois un jeu de "pla­te­forme" en 2D à la sauce 16 bits, comme il sait si bien les faire !

Vous reconnaissez l'âme de Ghosts'n Goblins ?

Vous recon­nais­sez l'âme de Ghosts'n Goblins ?

Si de mon côté, je ne suis pas fan des vidéos en basses réso­lu­tion (mais genre vrai­ment, pire que le 144p de Youtube) ni de l'écran titre à la mode "énoooormes pixel", je dois avouer que cela nous met immé­dia­te­ment dans une ambiance rétro. Le jeu en lui même est plu­tôt joli avec ses ani­ma­tions, ses effets de lumières et son cha­ra­de­si­gn fouillé. De même, les musiques sont vrai­ment tra­vaillée, avec la pos­si­bi­li­té de les écou­ter à la mode orches­tral ou Chiptunes. C'est vous qui choi­sis­sez !

C'est l'gameplay qui est important m'sieur !

Vous aimez jouer ? Ca tombe bien, car le game­play est au centre de ce Battle Princess Madelyn ! On découvre un titre dont la mania­bi­li­té vous rap­pel­le­ra gran­de­ment Ghosts'n Goblins  de Capcom !  La ges­tion des vies est iden­tique : le pre­mier coup nous retire notre amure, et le second nous tue. Mais à la dif­fé­rence du jeu de Capcom, on peut ici réap­pa­raitre sur la carte grâce à Fritzy le chien fan­tôme, qui vous res­sus­ci­te­ra si sa jaune est suf­fi­sam­ment pleine (elle se rem­plit lorsque vous tuez des enne­mis).

Fritzy vous accompagnera partout !

Fritzy vous accom­pa­gne­ra par­tout !

Que ce soit en mode his­toire ou en mode arcade, on retrouve cer­taines tares des jeux des années 1990, et comme dans Shinobi sur 3DS que je déteste tant. La ges­tion des dégâts est très (trop ?) puni­tive, vous pou­vez par exemple chu­ter de plu­sieurs mètres après vous êtes pris un pro­jec­tile d'un enne­mi qui était à peine visible à l'écran, avec aucune pos­si­bi­li­té de contrô­ler votre chute ! C'est frus­trant, d'autant plus que la camé­ra ne peut être mani­pu­lée pour anti­ci­per ce genre de situa­tion, et qu'elle oblige même à sau­ter "à l'aveugle", lorsque vous devez des­cendre de votre pla­te­forme. Un aspect "Die & Retry" invo­lon­taire dont le jeu se serait bien pas­sé. Ajoutez à cela qu'en cas de décès sans "jauge Fritzy", c'est retour au début de la zone !

Le jeu sait être également très coloré.

Le jeu sait être éga­le­ment très colo­ré.

Autre curio­si­té, en mode his­toire, lorsque vous par­lez aux (nom­breux) PNJ dans les villes du jeu, il est impos­sible de leur faire répé­ter leurs indices pour les quêtes qu'ils nous donnent. On se retrouve avec un "T'as retrou­vé mon livre" sans avoir d'indices de l'endroit où le trou­ver, si on ne l'a pas noté au préa­lable… Rageant. Le jeu se veut être, dans ce mode, un Metroidvania vous obli­geant à trou­ver des pou­voirs pour évo­luer dans les dif­fé­rents niveaux du jeu, le sou­cis étant que même si l'on a bien une main nous indi­quant l'endroit où se trouve les objets magiques proches, il n'y a pas de réelle logique et la sen­sa­tion de tom­ber au hasard sur des boss et des pou­voirs magiques est assez désa­gréable. Chose cor­ri­gée d'ailleurs par le mode arcade, pro­po­sant 7 niveaux répar­tis sur les 10 zones du jeu, mais avec un level desi­gn plus tra­vaillé, sans la néces­si­té de devoir trou­ver des items pour avan­cer. Dans ce mode, le jeu est très proche d'un Ghosts'n Goblins, même si de mon côté, je trouve la dif­fi­cul­té un poil éle­vée et l'absence de sau­ve­garde injuste, nous sommes en 2019 tout de même…

Verdict

S'adressant aux ama­teurs de jeux rétro pure et dur, Battle Princess Madelyn en reprend les qua­li­tés, mais mal­heu­reu­se­ment éga­le­ment les défauts. Avec son mode his­toire mal­adroit et son mode arcade très puni­tif, ce titre ne s'adresse pas à tous les joueurs, et j'ai eu, de mon côté, beau­coup de mal à avoir du plai­sir à y jouer pas­sé les pre­miers niveaux. Si l'on peut applau­dir la direc­tion artis­tique du jeu, le game­de­si­gn mérite vrai­ment d'être revu pour amé­lio­rer le confort glo­bal de jeu. Dommage, car on aurait pu tenir là une nou­velle petite perle des jeux indé Pixel Art !

Classe C

Un jeu hon­nête, sans plus.

J'ai ado­ré :J'ai détes­té :
  • L'ambiance est vrai­ment sym­pa­thique
  • Le mode arcade, à la Ghost'n'Goblins
  • Pas mal d'armes dif­fé­rentes
  • Le mode his­toire, où l'on est per­du.
  • Le mode arcade, vrai­ment puni­tif
  • Les vidéos, d'une qua­li­té dou­teuse.

SuzuKube

Gamer depuis 1984, je suis un grand passionné de jeux vidéos. Adepte de la team Nintendo Switch et fier fondateur d'Otakugame.fr !

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