La place de la femme dans l'eSport
La place de la femme dans l'eSport

Dossier : La place de la femme dans l’eSport et dans le pro-gaming

La place de la femme dans l'eSport
La place de la femme dans l'eSport

Historiquement, la compétition a toujours été un domaine très masculin… Et le secteur du jeu vidéo également. Il est alors mathématiquement logique que la place de la femme dans l’eSport reste minoritaire… Mais concrètement, qu’en est-il vraiment ?

La place dans la femme dans les jeux vidéo

Si dans les années 90, on pouvait dire que les joueurs étaient principalement des hommes, tout a changé depuis. Les jeux vidéo sont devenu un marché de marche, et les femmes représentent désormais la moitié des joueurs. Pour être précis :

En 2019 :

  • 50% des joueurs dans le monde sont des joueuses (47% “seulement” en France)
  • Les femmes représentent seulement 30% de l’audience eSport
  • Par contre, 35% des joueurs eSport dans le monde sont des femmes !
    • La France fait figure de mauvais élève, avec seulement 6% de femmes dans l’eSport !
  • Les femmes représentent 16% des joueurs de World of Warcraft (autrement dit, 84% des joueurs sont des hommes)
  • Elles représentent 26% des joueurs de Hearthstone
  • Elles représentent 26% des joueurs d’Overwatch (et non, elles ne jouent pas toutes Mercy)
  • Et enfin, elles ne représentent que 12% des joueurs de League of Legends

32% des joueuses interrogées disent avoir subi du harcèlement sexuel à travers les jeux vidéo…

Des championnes en puissance

Derrière ce tableau, il y a pourtant de très talentueuses joueuses. Kayane, 29 ans, est entrée dans le Guiness des records en 2012 pour avoir réussi 42 podiums, ce qui en fait la femme la plus titrée de l’histoire de l’eSport ! Elle a notamment été championne du monde féminin de Street Fighter IV et s’est placée dans un Top 8 de l’EVO sur SoulCalibur VI !

On peut également citer Avalla, 26 ans, coach de l’équipe des Paris Eternal pour l’Overwatch League, d’origine coréenne. Le poste de coach est très souvent masculin, elle fait figure d’exception dans le domaine.

Notons également DINA, 34 ans, 3 fois championne de France et vice-championne du Monde Just Dance en 2016. Il s’agit d’une des rares compétition eSport où les femmes sont surreprésentées !

Petite mention à Ewok, une joueuse née sourde de 13 ans, sponsorisée par Faze Clan lors de Coupe du Monde de Fortnite en 2019 (Pro-Am en duo).

Voici également quelques noms de joueuses professionnelles célèbres dans le monde :

  • Scarlett
  • Mystik
  • HaganeNoTema
  • Ricki Ortiz
  • Kasumi Chan
  • Sarah Lou
  • Tinares
  • AAz
  • Ant1ka
  • xchocobars

Un problème Sociétal ?

Elle me rappelle Ciri de The Witcher III, pas vous ?
Elle me rappelle Ciri de The Witcher III, pas vous ?

En 2018, Frédérique Krupa a mené une étude où elle tentait d’expliquer pourquoi les femmes sont si peu représentées dans l’eSport. Selon elle, les parents ont tendance, lorsqu’ils achètent une console de jeu, à en offrir une dédiée à leur enfant lorsqu’il s’agit d’un garçon, alors que pour les filles, ces mêmes consoles ont tendance à être partagées avec la famille. Le budget des jeux pour les filles a également tendance à être moins élevé. Chez les petites filles, les jeux Candy Crush, Temple Run, Subway Surfer, Movie Star Planet ou Nintendogs reviennent souvent sur le tapis. Des jeux relativement simple, pas très complexe et qui n’ont généralement que peu d’attrait compétitif. Donc, inévitablement, elles s’investissent moins dans ces jeux, qui ne nécessite que de petites sessions de jeu, sans la nécessité de devoir jouer des heures et des heures pour pouvoir progresser comme c’est le cas de jeux connotés plus “masculin”, comme les jeux de tir, de voiture ou bien encore de combat.

Elle remarque également que chez les garçons, les parents ont souvent tendance à recourir à des systèmes de contrôle parental pour leur éviter de dépasser leur quota d’heures de jeu, quand les filles, elles, vont se lasser plus rapidement des jeux auxquels elles jouent, notamment à cause du manque de diversité et de complexité des titres qui leurs sont adressés.

Il y a également la norme des genres, qui veut qu’on inculque aux filles les notions de partage de prendre soin de ses proches, là où l’on va plutôt avoir tendance à développer un esprit de compétition pour progresser chez les garçons.

Il y a également d’autres causes plus problématiques, comme le sexisme ordinaire, les moqueries, les insultes, la remise en question perpétuelle de leur capacité et de leur niveau de jeu ou des remarques sur leurs qualités physiques plutôt que leurs performances…

Il se pose alors la question de la mixité des compétitions eSport. Faut-il séparer les compétitions masculines des compétitions féminine ? Doubler chaque tournoi masculin d’un tournoi féminin ? Faut-il mieux intégrer les femmes dans l’eSport ? Qu’en pensez-vous ?

Sources :

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Ecrit par

Gamer depuis 1984, je suis un grand passionné de jeux vidéos. J'adore particulièrement les jeux japonais et je suis le fier fondateur d'Otakugame.fr !

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